• Isabelle

J'ai vu...The Mandalorian

Mis à jour : 13 nov. 2019

Voici une critique du 1er épisode de la nouvelle série de Lucasfilm/Disney tirée de l'univers Star Wars : The Mandalorian.

Vous ne lirez pas de spoil, donc pas de crainte.

Je ne vais pas vous faire l'affront de vous raconter l'histoire de Star Wars, vous en connaissez un minimum, nous allons donc aller droit au but. The Mandalorian "c'est quoi donc est-ce que c'est ?" Comme dirait Marine.

C'est une série inspirée de l'univers Star Wars avec pour héros un Mandalorian. Une espèce humaine avec un lourd passif de traditions, relativement misanthrope, ils aiment à rester cacher derrière leurs casques. Les Mandalorians sont reconnus comme de bons combattants, loyaux à leur famille et aux missions qu'on leur confie.

L'action se situe entre l'ancienne Trilogie (Le Retour du Jedi) et la nouvelle (Le Réveil de la Force) et nous suivons donc les aventures d'un Mandalorian, chasseur de prime particulièrement réputé dans la galaxie. Dès le départ, nous voyons le Mandalorian à l'oeuvre. Tout le monde à peur de lui alors que lui , parait froid, distant et calme en toutes circonstances. Ce personnage sans aucune attache n'a l'air d'avoir qu'un seul but, celui de réaliser un maximum de missions auprès de sa Guilde, un groupe de mercenaires travaillant à arrêter les hors la loi de toute la galaxie.

Le Mandalorian, à priori, n'est pas regardant sur les personnes qui vont l'employer puisqu'il va accepter une mission bien particulière et très secrète de soldats de l'Ancien Empire (en sachant que l'Empire est tombé quelques années auparavant, vous savez, celui avec Darth Vador).


Voilà donc le début de cette nouvelle histoire. Ecrite, réalisée et produite par Jon Favreau (réalisateur de Iron Man et producteur des Avengers), la série met le paquet dès le départ sur l'effet nostalgie actuel : on commence dans un bar avec des têtes plus ou moins connues de monstres, des lieux, des véhicules, des détails qui feront frémir la petite corde sensible des souvenirs de votre enfance. Jon Favreau a bien fait les choses, on voit que c'est un amoureux de Star Wars. Il a voulu utiliser des marionnettes, des masques et pas uniquement des effets spéciaux, ce qui rend certaines scènes particulièrement touchantes et très ancrées dans l'ancienne saga Star Wars.


La durée du premier épisode est de 38 minutes, c'est relativement court pour développer correctement certaines séquences, qu'on aurait aimé plus longues alors que la série passe d'une action à une autre trop rapidement. On pourrait dire que le premier épisode est un petit apéritif car ce n'est vraiment qu'à la toute fin que la vraie histoire commence (vous comprendrez pourquoi en le voyant) Les 30 minutes précédentes montrent juste l'univers en nous promettant quelque chose de riche, proche des attentes des vieux fans, enclin à de la noirceur et pas uniquement du coloré enfantin comme dans les Avengers. La difficulté de ce personnage réside en le fait qu'il ne retire pas son masque, et les émotions passant par les traits du visage, du regard, cela rend la maîtrise de la réalisation plutôt acrobatique. Le seul moyen de s'attacher à ce personnage est sa voix et sont comportement face aux situations et personnes qu'il rencontre. On comprend que c'est un être froid dû à son passé d'orphelin (comme beaucoup d'enfants mandalorians), détaché des gens pour éviter tous sentiments. La direction artistique est donc très importante dans cette série, comme elle l'était dans de grandes séries imaginaires comme Game Of Thrones par exemple et le premier épisode ne nous donne pas vraiment l'occasion de voir réellement la profondeur du scénario, à part à la fin avec une jolie surprise (mais je ne dirai rien même sous la torture ou alors avec un gros gros gros paquet de Kit Kat au Macha... oui je suis corruptible) et l’apparition de certains acteurs de grande qualité comme Werner Herzog, parfait en membre de l'Ancien Empire.


Le seul petit hic que je n'ai pas aimé c'est la musique. On sent bien dans tout cela qu'ils ont voulu mettre l'accent sur le côté "western" de l'espace mais la musique est souvent irritante, voir à côté de la plaque et c'est bien dommage quand on voit tout le remarquable travail effectué pour le décor, les costumes, les maquillages et les effets.

Pour le moment les débuts de The Mandalorien sont plutôt bons, on a envie de voir la suite, de comprendre le pourquoi du comment, en espérant que la qualité artistique reste.

Sauf si vous avez l'occasion d'aller faire un voyage où est diffusée la nouvelle plateforme Disney+, vous ne pourrez pas voir la série en France avant le lancement de Disney+ le 31 Mars 2020 (oui ça fait loin. Non le piratage ce n'est pas bien. Oui vous pouvez demander un billet d'avion au Père Noël...)

Wait and see...



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