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Les Faucons de Raverra - de Melissa Caruso

Bonjour à tous ! C’est Sandy et je vous retrouve aujourd’hui pour parler d’un roman coup de cœur ! Eh oui comme ça directement en entrée de chronique ! Il s’agit du livre «la sorcière captive » le 1er tome de la trilogie « les Faucons de Raverra » de Melissa Caruso, traduit par Vincent Basset. Le second tome est déjà paru d’ailleurs.



Ce livre fait partie de la collection Big Bang de Bragelonne, c’est une collection assez récente qui date du 10 avril 2019. Elle comprend des livres dits « young adulte » derrière ce barbarisme anglais ce cache en fait des livres qui sont souvent perçus entre deux âges ou difficiles à classer.

Pour parler rapidement de l’auteur; Melissa Caruso signe ici son premier livre , d’ailleurs nominé aux « Gemmell Morningstar Award ». Un prix littéraire britannique qui récompense les romans de fantasy comme le très bon « lame du cardinal » de Pierre Pevel. Pour entrer un peu plus dans l’histoire je vais vous montrer la 4°de couverture.



Pour vous donner une idée du style d’écriture, je vais vous montrer la première page du livre. Et deux petits extraits pour vous faire découvrir les personnages de Amalia, Zaira, et Ruven plus bas. Je vous laisserai découvrir le reste !





Comme vous avez pu le constater, le livre est écrit à la première personne. Nous avons le point de vue d’Amalia, durant tout le roman. Ce qui nous permet d’aller de surprise en découverte avec elle, et c’est bien agréable ! Plus largement nous sommes ici dans empire colossal, l’empire Serenissime. Clairement d’inspiration renaissance italienne (avec un doge, des canaux dans la ville, etc …). Dans cet empire, toutes personnes montrant un don de magie est conduite aux « mue » et se voir attribué un gardien ( le seul qui aura la possibilité de libéré la magie du mage). Les deux personnes sont liées par un bracelet appelé « jet » qui empêche le mage d’utiliser ses pouvoirs sans l’accord de son gardien. Les mages deviennent des faucons, et leur gardien des fauconniers.


Le roman commence immédiatement sur l’escapade d’Amalia dans les bas-fonds, c’est là qu’elle va rencontrer Zaira. Leurs destins vont malgré elle se retrouver liés quand Amalia devient par un concours de circonstances urgentes la fauconnière de Zaira. Pour le plus grand déplaisir de l’une comme de l’autre. Deux jeunes femmes totalement différentes qui vont devoir apprendre à s’apprivoiser et à composer de leur nouveau sort. Mais cela n’a rien de simple, surtout avec la menace d’une guerre qui se profile.


discussion entre Amalia et Zaira

Je vous l’accorde, ça peut paraitre un peu cliché. Les deux personnages que tout oppose réunit dans un but commun blablabla. Et bien pas ici! Déjà parce que les 2 personnages sont des femmes . Chose assez rare dans la littérature fantasy. Qui plus est le tempérament de chaque personnage est bien travaillé et rien ne fait caricatural. Leurs réactions ne sont pas toujours celles que l’on attend et l’on est surpris plus d’une fois (par l’une comme par l’autre). Le roman n’a pas pour but une histoire d’amour il y est question de guerre, de complot et de courage.

L’intrigue (je ne spoilerai pas aucune inquiétude) est bien menée, la tension est présente, palpable, tout au long du roman. Nous sommes engagés dans une course contre la montre effrénée. Les problèmes s’enchainent pour Amalia et Zaira et on se demande si elles vont réussir à empêcher le pire. Si ce livre se « termine » les jalons de la suite sont clairement posés. Ce qui fait que l’on termine sa lecture satisfait d’avoir eu le fin mot de l’histoire, mais en attendant impatiemment le second opus.


J’ai beaucoup aimé les personnages présents tout au long du roman. Ils sont très bien écrits et ont tous quelque chose d’unique, tous un rôle à jouer, et rien n’est aussi simple que l’on peut le croire de prime abord. Des personnages m’ont surprise, réellement. Et ça ce n’est pas donné à tous les romans. Ici je vous mets un extrait pour faire connaissance avec Zaira et Ruven.


discussion entre Ruven et Amalia

Quant à l’univers il est très bien construit, que ce soit la géopolitique, le système de magie, les sciences et artifices ou même de la carte ! tout est étayé, logique, et s’imbrique parfaitement. Ce qui nous permet d’avoir quelque chose de « réaliste » et de cohérent tout en étant imaginaire. Vous avez d’ailleurs une carte au début du qui sera très utile pour visualiser les régions et pays dont il est question tout au long du livre.


carte d'Eruvia

Pour parler de l’objet en lui-même. Le livre se compose de 32 chapitres et fait un peu plus de 630pages. Que l’on ne voie absolument pas passer ! Chaque chapitre est découpé en petites parties. En plus, les séparations sont des silhouettes de faucons, on reste dans le thème! J’ai bien aimé la couverture, la silhouette du faucon qui se détache en bleu nuit portant en lui tout le décor du livre, Zaira, la ville, la nuit et la fumée. Tout est annoncé dans la couverture en fin de compte et c’est plutôt bien joué d’avoir misé sur la symbolique et la représentation plutôt que sur l’esthétique pure. Même si on retrouve le vernis sélectif sur la couverture mettant le faucon en relief.


On ne s’ennuie à aucun moment, il n’y a aucun passage de trop, c’est un savant mélange d’intrigues, d’actions, de dialogues fins ou percutants, d’enquêtes, de réflexion, d’humour, de drame, de magie d’espionnage et d’un soupçon de romance. Tout pour faire un bon livre de fantasy. C’est un de mes coups de cœur de cette année, l’auteur a une superbe plume et un univers génial. Si vous aimez la fantasy (ou même si c’est un style que vous voulez découvrir) vous pouvez foncez prendre ce livre ! Il ne vous décevra pas.


Alors bonne lecture à tous et à bientôt! Sandy

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