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  • Isabelle

J'ai vu... la malédiction de la Dame Blanche.

Mis à jour : 24 oct 2019

Ceci est une critique du film #LaMaleditionDeLaDameBlanche, si vous ne l'avez pas vu, vous risquez d'être spoilé !


"La malédiction de la Dame Blanche" ce n'est pas comme son titre français ne l'indique pas, le #mythe du célèbre #fantôme qui hante les routes de campagne, mais c'est l'histoire #latino-américaine de la terrifiante #Llorona, une femme qui #tua ses enfants en devenant folle de jalousie à cause de son époux trop volage. Donc déjà, rien que par le titre, ça commence mal (par contre, les titres anglais et quebecois respectent le nom de Llorona) . Nous suivons donc les aventures de Anna Tate-Garcia, une courageuse femme élevant seule ses deux enfants dans l'Amérique des années 70. Assistante sociale, elle suit l'affaire de deux petits enfants qui seraient maltraités par leur mère. Anna décide d'enlever la garde des enfants mais ceux-ci meurent, tués par le fantôme de Llorona, la nuit suivant leur séparation. La #malédiction suit son court et s'abat désormais sur la famille de Anna, qui doit combattre Llorona avec l'aide d'un ancien #prêtre. Mythe connu aux Etats-Unis, c'est une histoire somme toute banale de fantôme #vengeur, réalisée par Michael Chaves, un jeune cinéaste dont vous pouvez voir son court-métrage "The Maiden" ici :


Dans ce court, on aperçoit déjà les principaux intérêts de Michael Chaves : les enfants qui volent, les femmes sexys qui ont peur, l'eau, les #médaillons bizarres et les #jump #scare. Le Jump scare pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le système de narration qui permet de faire "sursauter" les spectateurs. "La malédiction de la Dame Blanche" est un film à jump scare. Enfin au départ ça devait l'être. Ca finie quand même par plus faire rire et être ridicule que vraiment faire peur.

Certes les images sont belles, les enfants jouent bien, la lumière est travaillée, mais l'histoire est cousue de fil blanc (sans jeu de mots) et le scénario est bourré d'incohérences. Rien qu'une pour vous donner un exemple : vous voyez vos deux enfants brûlés au 3e degré avec des marques sur les bras, je suppose que vous les emmenez aux urgences sur le champ. Non là elle attend, on ne sait pas quoi mais il faudra plusieurs événements avant que l'héroïne réagisse.

En ce qui concerne le fantôme, je ne suis pas sûre que montrer le visage fût une bonne idée. Même si j'imagine le travail sur le maquillage a été important, je ne la trouve pas particulièrement réussie. Spielberg et Stephen King ont toujours dit que ce qui fait peur, c'est ce qu'on ne connait pas et ce qu'on en voit pas. Montrer à plusieurs reprises la tête du fantôme n'était pas forcément la bonne solution. Llorona fait bien plus peur quand elle est dans l'ombre.


Enfin, l'ancien prêtre, joué par Raymond Cruz, qui est sans doute le plus mauvais acteur latino de tout Hollywood, est un personnage ridicule, gauche et sans aucune implication émotionnelle, cassant nettement l'ambiance du suspens.


Ce qui est amusant dans le contexte de ce film, pour les amateurs d'#horreur, c'est qu'on a l'impression que "La malédiction de la Dame Blanche" est une sorte de spin-off de la saga "#Annabelle", puisqu'on retrouve le prêtre joué par Tony Amandola, et qu'une image furtive de la célèbre poupée Annabelle, dont l'histoire se déroule à la même époque et au même endroit, apparaît brièvement à l'écran.




Ce n'est pas un hasard puisque l'équipe du film, dont le producteur James Wan, sont les créateurs de la #saga. James Wan qui est le plus célèbre producteur de films d'horreur actuellement. Il est notamment à la tête de plusieurs grosses sagas comme "#Saw", "#Insidious" et "#Conjuring", dont le réalisateur Michael Chaves reprendra le flambeau l'année prochaine. Espérons que Michael Chaves se détachera de son style très scolaire et saura nous étonner pour effacer cette première impression mi-figue mi-raisin.


"LA MALEDICTION DE LA DAME BLANCHE"

Sortie le 17 Avril 2019







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